PING-PONG

Publié le par Zegou Seli

                                                       

                                                      PING-PONG

 

Les matchs de tennis de table sur l’avenir de la Côte d’Ivoire continuent de se dérouler et l’arbitre- joueur se nomme –oh coïncidence- Jean. On se souviendra toujours de l’air agacé du pongiste au sortir du Palais Présidentiel- vous pensiez au Palais Pestilentiel de Golfie ? …Donc on demande au sino-africain s’il était question de faire partir Gbagbo. Il s’offusque, joue les vierges effarouchées et bredouille des menaces. Peut-être en mandarin…

La Côte d’Ivoire étant devenue un casse-tête chinois, l’on nous a envoyé un supporter de l’ASEC, un vrai jaune –noir,  pour nous aider. Mais on dirait que Ping joue au ping-pong avec nos vies avec son art consommé de dire une chose et son contraire sans sourciller. « Nous ne voulons pas le départ de Gbagbo. » Ou bien  « Ado est selon l’ONU le président élu ». Cela s’appelle de la casuistique et les longs débats nocturnes dans les loges maçonniques ont formé ce françafricain digne disciple et ex-beau –fils de Bongo-vraiment paix à son âme- le vénéré patriarche de la mafiafrique et père spirituel d’ADO. Excusez ce détour généalogique.

Jean joue au ping-pong avec nos vies. En guise de balles, nos boules et burettes qui font des va et vient sur les raquettes des champions d’Afrique qui vont revenir au Félicia pour ce qui ressemble à un jeu en double. Au lieu d’être  quatre autour de la table de jeu, ils seront cinq comme dans le mythique « Cinq gars pour Singapour ». Et le communiqué final de la dernière rencontre des sportifs de haut niveau qui a eu lieu à Addis-Abeba est un monument de subtilités soporifiques. Gbagbo a tort. ADO n’a pas raison.

Dans chaque camp, aidé par notre ignorance naïve et généreuse de la res diplomatica et de l’alchimie des commissions en billets verts, l’on jubile et l’on se frotte les mains. Et pourquoi selon vous cette case à fétiches  appelée l’Union Africaine est animée par un Président des Commissions (sic). Tout est commission, ma chère Akissi. Bref. Voici nos diplomates et lobbyistes qui reviennent à Abidjan. On entend à nouveau les mélodies de campagne. La solution est devenue le problème et cette situation n’arrange pas l’homme de la situation.

Jean Le Pongiste, sous l’œil vigilant de la Fédération Française de Tennis de Table,  Sponsor et Bénéficiaire de ce Tournoi interafricain, nous fixe de son regard  impénétrable de Bouddha métis. C’est la balle de match de Ping et peu importe qu’il s’agisse de nos boules et burettes…il veut nous smatcher !

 

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